Tribe Artist Society : Souveraineté autochtone et développement communautaire malgré les obstacles systémiques
Ce projet est financé en partie par le gouvernement du Canada.
Au cours des deux dernières années, le Centre de politique culturelle s'est attaché à développer une meilleure compréhension de la précarité et la résilience des organismes artistiques, culturels et patrimoniaux sans but lucratif au Canada. Ce travail a mené le Centre à se poser la question suivante : quelles approches novatrices en matière de développement, de transformation et de durabilité organisationnels les organismes adoptent-ils pour faire face à la précarité à laquelle ils sont confrontés ?
Tout au long du mois de mars 2026, le Centre partage des études de cas qui explorent la manière dont neuf organismes réagissent à des opportunités et des défis uniques, allant de la précarité financière à la gouvernance, en passant par les problèmes d’espace, le lien avec la communauté et les impacts du changement climatique.
Cette étude de cas porte sur l’autonomie autochtone, le sentiment d'appartenance et la guérison à travers les arts, malgré les obstacles systémiques et l'incertitude chronique en matière de financement.
En 2019, l'artiste hip-hop et animateur artistique Dwight Good Eagle Farahat animait des ateliers de rap avec des jeunes incarcérés au Calgary Young Offenders Centre. Ces jeunes ont demandé à M. Farahat de créer pour eux un nouvel espace culturel, où ils pourraient continuer à apprendre et à se sentir chez eux après leur libération. C'est ainsi qu'est née la Tribe Artist Society, un collectif local qui est devenu un organisme de bienfaisance enregistré avec le soutien du Calgary Arts Development en 2021. Par la suite, la Tribe Artist Society s'est distinguée par ses programmes et son travail de développement communautaire auprès des Calgariens de tous âges. Selon M. Farahat, la Tribe Artist Society est un exemple unique d'organisme dirigé par des Autochtones au service des membres autochtones et non autochtones de la communauté. Malgré ses succès, l'organisme continue de se heurter à des inégalités structurelles et aux obstacles profondément enracinés d'un écosystème de financement culturel colonial.
Dans la présente étude de cas, le Centre de politique culturel explore le principe d’autonomie autochtone qui est au cœur de la Tribe Artist Society, son travail de développement communautaire et de guérison par les arts, ainsi que la précarité financière à laquelle l'organisme est toujours confronté. Cette étude est basée sur un entretien avec Dwight Good Eagle Farahat, directeur général et fondateur de la Tribe Artist Society. Elle se termine par des enseignements de l’organisme à l'intention des dirigeants artistiques, mais aussi des décideurs politiques et des bailleurs de fonds.
Lire l’étude de cas complète ci-dessous :
